"La 3e voie…"

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Témoignages

Anne, Professeur des écoles, Académie de Poitiers

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Jeune enseignante, après une année en tant que remplaçante ZIL, je suis nommée d’office, mais à titre provisoire, sur un poste dans une école à presque une heure de route de chez moi. J’ai une classe de CP-CE1.
Les CP !!
Panique à bord.
A l’IUFM j’ai eu exactement trois heures de formation sur l’apprentissage de la lecture en CP. Consistant surtout (en 2h30) au visionnage de la vidéo d’une séance de lecture (méthode très très globale). J’ai certes fait des stages en CP, mais de là à être responsable de l’enseignement de la lecture…
Bref..
Pour les CE1, j’en ai fait cinq mois l’année précédente dans un remplacement de congé maternité. Je connais... d’ailleurs je ne veux pas refaire pareil, c’est bon, les méthodes constructiviste et les conflits sociaux cognitif, j’ai donné, j’en garde des souvenirs impérissables (dans “conflit socio-cognitif”, il y a surtout “conflit”). De toute façon, avec deux heures de route quotidienne, pas le temps physiquement de préparer de telles usines à gaz.
Fin juin, réunion de liaison GS-CP avec l’enseignante de mes futurs CP. Elle m’explique à demi-mot que ce groupe est… difficile.
Chouette ! Déjà que je n’y connais rien au CP, en plus ce sont des affreux.
Il va falloir être efficace !
Été studieux sur le net, j’ai plus appris en pédagogie à ce moment là que pendant un an d’IUFM. C’est là que je découvre la pédagogie explicite.

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Philippe, Professeur des écoles, Académie de Nantes

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Enseignement explicite : constats et expérimentations

Après une première année d’enseignement en classe de CE2, j’ai été par la suite amené à "faire office" de maître E en RASED, et ce pendant trois ans. C’est dans ce cadre que, face à des élèves en difficultés, j’ai tâtonné puis expérimenté (en tâtonnant) la pédagogie explicite.

Constats

Au cours des prises en charge par le RASED, que constatais-je ? La très grande majorité des élèves que je prenais en charge dans le cadre de petits groupes d’aide étaient soit issus de milieux socialement et/ou culturellement défavorisés, soit avaient subis des parcours affectifs (pour parler vite) particulièrement destructurants. Je note également que la plupart de ces élèves étaient immatures.

J’aimerais relever le fait que les élèves en difficultés que j’ai rencontrés le sont pour deux raisons importantes. Ils le sont :
• soit pour de simples questions pédagogiques (leçons et principes mal acquis, non automatisés, non-compris, non-appris, etc.)
• soit pour des raisons qui dépassent le champ scolaire (immaturité, destructuration psychologique, position de toute-puissance d’une part ; milieux socialement ou culturellement défavorisés d’autre part).

J’ai pu constater combien la pédagogie explicite était tout particulièrement efficace pour ces élèves-là.

Mise à jour le Dimanche, 20 Décembre 2009 14:40 Lire la suite...
 

Fabienne, Professeur des écoles, Académie de Paris

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Effrayée par mon stage terminal de 2 mois dans un CM2 dans une ZEP très dure, je ne demande que des postes en maternelle, moi qui ne l’avais jamais envisagé.

Après 5 ans, je décide de passer en Élémentaire. Les niveaux disponibles annoncés dans la nouvelle école sont un CE2 et un CP. Je sors d’une Grande Section, le directeur me convainc que le CP est presque comme la GS, que je ne serai pas dépaysée et que c’est mieux que l’autre nouvelle collègue, enceinte, prenne le CE2.

Soit, c’est parti pour le CP. Je n’y ai jamais songé, je ne connais aucune méthode de lecture, je n’ai eu aucune formation à l’école normale : j’ai seulement fait un stage dans un CP et nous avons travaillé sur album…

Mise à jour le Dimanche, 20 Décembre 2009 14:17 Lire la suite...
 

Emma, professeur des écoles, Académie de Versailles

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Enseignement explicite

Mise en situation : expériences et constats

Au sein d’une classe de CM1/CM2, j’ai pratiqué une mise en situation systématique à chaque nouvelle notion abordée (et ce quelle que soit la discipline) à partir du 3ème trimestre. Auparavant, le collègue remplacé utilisait la méthode dite “constructiviste”.

Rappel sur la mise en situation

Elle se déroule en 3 étapes :

1. On nomme d’entrée de jeu la notion sur laquelle on va travailler, de façon totalement explicite.
2. On explique aux élèves ce qu’ils seront capables de faire une fois la notion étudiée, ce à quoi elle va leur servir.
3. On donne un exemple concret d’utilisation de la notion une fois maîtrisée.

Expériences et constats

En utilisant cette méthode dans une classe de niveau plutôt faible, on note un impact très positif, de plusieurs points de vue.

Sur le plan de la tenue de la classe, une telle pratique a permis de mieux canaliser les élèves perturbateurs qui d’ordinaire empêchaient clairement le groupe de travailler. En effet, les enfants prennent d’entrée de jeu conscience du type de travail qui les attend, de ce qu’on va exiger d’eux et surtout à quelle fin.

Mise à jour le Dimanche, 20 Décembre 2009 14:19 Lire la suite...
 


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